Résister à l'endoctrinement religieux

et refuser la subordination des consciences

Un des buts de ce site est d'aider les personnes qui désirent se libérer de l'emprise de la religion et se blinder contre l'embrigadement.

Notre vie est trop précieuse pour que nous en déléguions la conduite à une autorité religieuse. Pour gagner notre autonomie intellectuelle, philosophique et morale, il faut faire le ménage dans la propagande religieuse.

L'exemple du catholicisme développé ici pourrait être adapté, dans une large mesure, à n'importe quelle autre religion.

Résister au contrôle social exercé par l'Église

L'Église en quête de pouvoir à travers l'État et la famille

Société

Le développement a besoin de liberté et profite de la pluralité des croyances. Actuellement, l'Occident est mieux caractérisé par la démocratie que par le christianisme. Les organisations qui oeuvrent à établir une société idéologiquement homogène sont exécrables.

Il faut informer les jeunes du poids de la religion sur les générations précédentes.

Le cléricalisme suisse romand

L'État doit accueillir tous les citoyens de la même manière, qu'ils soient chrétiens, musulmans, bouddhistes, sans religion ou autres. En conséquence, il ne peut pas prendre parti pour certaines communautés particulières, par exemple en se proclamant chrétien ou déclarant que certaines religions ont droit à un statut privilégié. Il doit manifester, y compris dans l'enseignement public, sa neutralité face aux croyances.

Pas de religion dans le fonctionnement de l'État !

Religions

La diversité des croyances révèle qu'elles sont des constructions culturelles dépourvues de fondements objectifs. En Europe occidentale, nous observons que les religions séculaires s'effritent tandis que d'autres s'infiltrent. Assurément, nous sommes loin d'en avoir fini avec les zélateurs de la Vraie Foi Révélée qui présente la bizarrerie d'être plurielle, ce qui nous suggère que Dieu présenterait un trouble dissociatif de l'identité. Se contenter d'arguments d'autorité est une capitulation de l'esprit.

Pourquoi l'homme s'accroche-t-il à des croyances dites sur l'au-delà, mais qui sont en fait au-delà de toute vraisemblance ? La réponse est - ô révélation - à situer entre nos deux oreilles, c'est-à-dire dans notre cerveau.

La religion ne permet pas d'accéder à la paix intérieure, car elle développe une rhétorique d'intimidation qui met le fidèle sous pression et exige de lui toujours plus, sans fin. Celui qui ne met pas en place une défense se fait phagocyter.

Méfions-nous d'une religion qui sanctifie la soumission et l'obéissance: croire nous rendra captifs !

Résister un peu pour éviter la dérive extrémiste ne suffit pas; il est nécessaire de résister fermement pour éviter l'engrenage de la sujétion.

Enseignement religieux

Le but de l'enseignement religieux est d'enfermer l'esprit dans un système de pensée qui accorde à l'Église du pouvoir sur votre conscience.

Il est plus important de développer la créativité et l'esprit critique que la fidélité à une religion ou une tradition. Ce principe s'applique aussi à l'enseignement de la philosophie.

La justice

Pour avoir le courage de s'opposer à l'injustice au nom de la dignité et de la solidarité, il n'est pas nécessaire de croire à des divinités. Se sentir membre de la communauté humaine peut suffire.

Le sacré

Le sacré est un sentiment, à mi-chemin entre l'autocensure et le tabou, dont une composante est une peur paralysante. Les institutions religieuses le cultivent afin de d'endormir l'esprit critique, renforcer la docilité, promouvoir la soumission et éviter toute remise en question.
Seuls les droits humains sont «sacrés», et l'Église ne les a jamais respectés, ni dans le passé, ni aujourd'hui, par exemple en matière d'égalité des sexes, de remariage, d'homosexualité et de pédophilie.

La morale

Une institution qui, tout au long de son histoire, a bafoué les droits de l'Homme ne peut pas être «la» référence morale. Les progrès ne sont pas venus d'un mouvement propre de l'Église, mais lui ont été arrachés par les exigences de la modernité.

La croyance, le croyant

Le croyant prétend vivre selon la volonté de Dieu, alors qu'il endosse un prêt-à-penser établi par des idéologues bien humains. On dit que la foi soulève des montagnes, mais il faut préciser que ce sont des montagnes de droits humains délibérément évacués.

La croyance ne poserait aucun problème si elle s'en tenait à la définition du dictionnaire. Malheureusement, le croyant se croit tenu en conscience d'être missionnaire. Il engage l'État à soutenir certaines communautés religieuses, ce qui génère des inégalités de traitement et expose les non croyants à une publicité religieuse partiale et indésirée.

Impôt ecclésiastique

L'impôt ecclésiastique est un reliquat du cléricalisme. L'État n'a pas à se mêler de la vie religieuse des citoyens en organisant les quêtes de l'Église.

Dans les cantons de Fribourg, du Jura et de Berne, on peut, en quittant l'Église, être exempté de l'impôt ecclésiastique.

Dans les cantons du Valais et de Vaud, on peut, après être sorti de l'Église, demander le remboursement de la part paroissiale de l'impôt.

L'écologie

La conscience écologique pourra progresser dès que l'homme aura vraiment compris et admis que la nature n'est pas limitée à notre environnement, mais que nous en sommes une partie intégrante. L'humanité est une partie consciente de l'univers.

Le pouvoir et l'autorité

À propos du Centre suisse Islam et société, Fribourg

L'État ayant fortement réduit le contrôle social qu'il exerçait, en particulier dans l'enseignement, afin que les individus soient soumis à la religion, c'est aujourd'hui la famille et les proches qui se retrouvent en première ligne, usent de leur influence et, parfois, font pression d'une manière éhontée.

Résister à la foi religieuse

Pour le bonheur des spiritualistes, tout ce qui est invérifiable est compatible avec la raison

Prologue

Avant de nous plaindre que les autres sont trop endoctrinés, il serait bon de jeter un regard introspectif sur l'endoctrinement dont nous a imbibé notre culture.

Plutôt que d'adhérer, au hasard de la naissance, à un volumineux catalogue de croyances traditionnelles, la raison, selon le principe de parcimonie, nous demande de n'adopter qu'un ensemble minimal de règles nécessaires.

Dieu

Dieu est bon comme Pégase est ailé À quelle image de Dieu accorder sa confiance ? Le mal est-il un sous-produit de la liberté ?

L'existence d'un Créateur est une question hors du champ de notre connaissance. Par contre, un Dieu qui pointerait son doigt sur chaque homme en lui disant : «Je te jugerai et, si ma balance penche du mauvais côté, tu passeras en salle de torture» est une croyance à rejeter. Les religions ont développé cette rhétorique d'intimidation afin de tenir leurs ouailles.

Le paradis

Au paradis d'Allah, chaque croyant fidèle disposera de 72 vierges à déflorer. Il n'y a pas de quoi s'enflammer car, en les répartissant dans le temps, cela fait infiniment moins qu'une vierge par milliard de siècles. Quelles frustrations en perspective ! La jalousie n'est pas de circonstance, et on ne voit pas pourquoi le Dieu des chrétiens serait moins généreux que celui des musulmans.

Tout en se référant à une espérance déconnectée de toute réalité, les croyants affirment que leur foi leur est nécessaire. Cette posture est riche en enseignements, non sur Dieu, mais sur les ressorts de la psychologie humaine : c'est l'attente qui suscite la foi, renommée Espérance. Il y a, dans la religion qui nous vend rêves et mirages, quelque chose évoquant irrésistiblement Don Quichotte.

L'enfer

La religion est une «assurance» fictive contre des dangers imaginaires tels que l'enfer éternel. Les activistes religieux sont encouragés à diffuser la crainte de Dieu, car ça leur donne une autorité sur les crédules.

D'après les descriptions qu'en donne la Sainte Bible, Dieu serait, non seulement Amour, mais aussi le plus grand des tortionnaires. Le supplice est un épouvantail brandi par des chefs autoritaires en manque d'arguments. Le précepte «Fais ce que je dis, mais pas ce que je fais» n'est guère convaincant. Il n'est de torture ni justifiée, ni justifiable. Le mépris envers la victime est une tache noire sur la prétendue perfection du Commanditaire. Que les croyants n'en conçoivent cependant aucun souci puisque les théologiens savent laver plus blanc que blanc !

Le christianisme

De toute évidence, que Jésus Christ soit une personne divine est un mythe, certes fonctionnel puisqu'il conduit à la soumission et à l'obéissance. Y voir Dieu en personne est une révélation: celle de l'endoctrinement subi. Mesuré à l'aune de la raison, l'enseignement chrétien est aussi extravagant que celui d'un brahmane qui énumère les épithètes de Shiva.

La vérité

La religion étant une affaire culturelle, la référence à la vérité n'est qu'une rhétorique de propagande.

Il est nécessaire d'échapper au totalitarisme de ceux à qui «la vérité» a été révélée.

Réfutation du «Pari de Pascal»

Foi, sciences et épistémologie

Rien n'est pire que la foi qui donne l'illusion de la connaissance ultime, par exemple la prétention du catholicisme d'être dépositaire de la Vérité. Prendre conscience de notre ignorance conduit à une attitude plus modeste qui est aussi plus conforme à notre condition humaine.

L'agnosticisme

L'agnostique pense que rien ne prouve l'existence ou la non existence d'un créateur (ou de plusieurs) et rejette généralement les religions constituées. Cependant, comme il admet que Dieu puisse éventuellement exister, il doit envisager la possibilité, non établie mais pas exclue, d'être soumis au jugement divin. C'est pourquoi sa position face à la religion qu'il a quittée - ou à celle de son milieu social - demeure souvent ambiguë et inconfortable.

La mort

Avec la perspective du Jugement dernier et la menace du purgatoire ou de l'enfer, le croyant perçoit la mort comme un événement à l'issue incertaine, donc hautement dramatisé. Lorsque les préoccupations religieuses conduisent à des sentiments négatifs tels que inquiétude, culpabilité, peur du Jugement dernier, peur de la mort, c'est une mesure d'hygiène mentale que de s'en distancier. Bien sûr que nous nous sentons immortels, mais seulement jusqu'à notre mort ! Le fameux «lâcher prise» doit être élargi jusqu'à inclure la sphère religieuse. L'athéisme apporte une vision plus apaisante: la mort est un événement naturel dépourvu d'enjeu. Il en résulte une tranquillité d'esprit plus propice au bonheur.

Se libérer de l'emprise de la religion

Lorsqu'un croyant s'éloigne de la religion, il peut ressentir des sentiments négatifs comme la culpabilité ou la honte.

Épilogue

On ne peut pas établir la vérité, mais on peut écarter l'erreur, ce qui permet de cerner le domaine de recherche. Afin de répondre à mon besoin de cohérence, j'ai poursuivi le but de chasser les contradictions, ce qui m'a conduit à rejeter les fictions religieuses qui carburent aux écrits tombés du ciel. Il faut retourner à l'école du bon sens et reposer les deux pieds sur la terre. L'exercice de la libre pensée, en particulier l'opposition à tout dogme, exige que l'on accepte une grande diversité dans les manières d'envisager l'existence. Plus fondamentalement, j'aspire à l'indifférence religieuse. Malheureusement, à cause du poids de la religion dans mon environnement, cet idéal se situe hors d'atteinte. Je soutiens solidairement toutes les attitudes qui encouragent la résistance à l'endoctrinement religieux.

Au lieu de geindre en prétendant que nous vivons dans une société sans valeurs et de mettre nos espoirs dans un autre monde, donnons du sens à l'univers dans lequel nous vivons. Réservons notre engagement à ce qui est universel, à l'écart des chapelles. Nous voulons nous caractériser par des valeurs plus ouvertes et d'une portée plus générale que le culte de la crédulité dans un cadre communautariste. Retournons aux fondements de notre culture occidentale: l'humanisme hérité du siècle des Lumières, avec les droits de l'Homme, la démocratie, la laïcité, la recherche du bien commun et la primauté de la raison sur la foi. L'infini existe dans ce qu'il nous est possible de construire, de créer ou d'aimer.

Fondons l'enseignement, non sur l'autorité fût-elle d'Église, mais sur le développement de la raison, du sens critique, de l'indépendance d'esprit et de l'autonomie intellectuelle, dans un cadre laïque.

Comment se désendoctriner ?

Lire attentivement et méditer le livre numérique suivant :

Tout le site «Résister à l'endoctrinement religieux» en un seul document PDF [122 pages]

en se disant «Il ne s'agit que d'un chemin parmi beaucoup d'autres, mais, en adaptant ces réflexions à ma situation, je peux trouver une alternative à la soumission et me libérer du sentiment de culpabilité».

Remarque à propos du désendoctrinement

Il faut nettement distinguer :

  • D'une part se désendoctriner soi-même, ou une tierce personne qui désire se désendoctriner. C'est ce à quoi mon site s'attache en expliquant mon cheminement personnel de type déconstruction / reconstruction.
  • D'autre part, désendoctriner une tierce personne contre son gré. On est là dans une situation nettement plus délicate, car les actions à entreprendre risquent fort d'aller à l'encontre de la liberté de croyance. Cependant, dans le cas où une personne a été manipulée ou se trouve dans une situation de dépendance, il peut être légitime de lui ouvrir les yeux en organisant une contre-manipulation. Cependant, je ne peux, ni ne veux, m'engager sur ce terrain situé hors de mon champ de compétences.
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